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ORNELLA BAUTHEAC

Prénom :  Ornella Bauthéac >
Age :
 31 ans >
Ville de naissance :  
Puy en Velay > 
Emploi actuel : 
Bloggeuse culinaire, Manager et développeur de la section « Healthy Food » au Madcuppa café à Brisbane ( Australie ) >
Femme de :
 Eric Bauthéac >

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Pouvez-vous présenter votre parcours (ville, étapes…) et présentez vos enfants ?

 Je m’appelle Ornella, j’ai 31 ans et je suis maman de deux petits garçons Elio 7 ans et Lino bientôt 4 ans.
Je suis originaire de St Etienne mais j’ai grandi un peu partout. Je suis habituée à déménager depuis toute petite, à croire que cette vie m’était destinée !

Premier déménagement : Cannes en national, un nouveau départ et une nouvelle vie dans le sud s’offre à nous, à 21 ans c’est une superbe opportunité pour moi avec de nouveaux projets en perspective. Mon CAP esthétique en poche, je décroche un premier boulot de commerciale en produits de beauté, poste que je dois abandonner au bout de 3 mois. Passant de petits boulots en petits boulots je trouve finalement le job qui me plait : Conseillère beauté & maquilleuse chez Sephora.

L’aventure dure un peu plus de 2 ans. En parallèle je me mets à mon compte en auto-entrepreneur, en tant que maquilleuse professionnelle, puis nous partons à Dijon en L2.
Un club familial, une nouvelle ville un peu plus proche de ma famille, une évolution pour Eric, une nouvelle aventure ! J’essaie de me faire muter mais je ne trouve pas de poste sur Dijon. Mon activité de maquilleuse professionnelle doit repartir de zéro dans une ville que je ne connais pas et dont le pouvoir d’achat sur ce créneau est assez faible, je ferme donc mon entreprise et pour la première fois de ma vie je me retrouve au chômage, coup dur pour moi !
C’est à ce moment que nous décidons d’avoir notre premier enfant, j’arrête donc de travailler pour me consacrer à ma famille.
Elio nait à Dijon en 2011, et cette même année le club monte en Ligue 1. Une année de consécration avec des souvenirs inoubliables.
La première saison d’Eric en Ligue 1 lui permet de se faire connaitre au plus haut niveau et sa carrière prend un nouvel essor avec sa signature à Nice, notre troisième club.
Ma vie de « femme de » devient officielle en 2012, année de notre mariage.

L’arrivée à Nice se passe très bien, la première année le club finit à la 4ième place du classement, ce qui permet à l’OGC Nice d’accéder aux tours préliminaires de l’Europa Ligue.
L’envie de reprendre mes pinceaux se fait sentir, je décide donc de mettre ma vie de maman entre parenthèses le temps de ma formation à la MAKE UP FOREVER ACADEMY.
C’est à ce moment là que nous apprenons qu’Elio a un souci de santé, j’abandonne donc le maquillage pour me concentrer pleinement sur ce virage inattendu que prend notre vie.
Nous passons malgré tout 3 superbes années au sein de ce club et notre deuxième enfant, Lino, voit le jour sur la promenade des anglais en 2014.

Nouvelle évolution pour Eric lorsqu’il signe à Lille en 2015, un club dans le Top 5 des meilleurs clubs français, un changement radical pour nous 4.
J’ai personnellement adoré cette ville, je garde de nombreuses attaches et même si l’aventure ne s’est pas finie de la meilleure des manières pour Eric, ces deux années auront été merveilleuses humainement parlant.
C’est aussi là bas que j’ai pu relancer ma carrière professionnelle avec la création de mon projet autour de la cuisine saine.

Quel est votre parcours scolaire ?

J’ai un parcours assez atypique car j’ai expérimenté un tas de choses.

J’ai un BAC Littéraire, j’ai validé une année de BTS MUC et une année de licence en lettre et civilisations étrangères espagnole avant de retourner vers mon premier amour : la beauté. J’ai donc décroché mon CAP esthétique et effectué une formation à la MAKE UP FOREVER ACADEMY de Nice.
J’ai été auto entrepreneur en tant que maquilleuse professionnelle et aujourd’hui je suis blogueuse et manager d’un coffee shop à Brisbane en Australie.

A quel métier vous destiniez-vous ?

 Ayant déménagé avant de terminer mes études, je ne saurais pas dire à quel métier j’étais destinée. Probablement celui que j’ai aujourd’hui, un métier dans lequel je m’épanouie et où je peux transmettre ma passion.

Des passions ?

 Des passions, j’en ai plusieurs. La première est la beauté et la seconde est la cuisine. Passion devenue métier il y a peu de temps grâce à la création de mon blog : linkook.fr et à la superbe opportunité que j’ai trouvé en Australie pour développer mon concept.

Comment avez-vous rencontré votre conjoint ?

J’ai rencontré Eric quand j’avais 17 ans, à St Etienne, par le biais d’une amie commune alors qu’il était encore en formation à l’ASSE. J’avais beaucoup d’ a priori sur les footballeurs, surtout à St Etienne ils n’avaient pas forcément bonne réputation, mais j’ai décidé de faire abstraction de ces «  on dit » et 13 ans après je pense que j’ai bien fait 😉

Comment a-t-il commencé sa carrière ?

 Le début de sa carrière n’a pas commencé sous les meilleurs hospices !
A la fin de sa formation à l’ASSE il a subi un gros coup dur… Il devait signer professionnel mais ça ne s’est pas fait car le nouveau staff ne souhaitait pas miser sur un joueur de son gabarit ! Il s’est donc retrouvé 5 mois sans club et a quitté St Etienne pour retourner vivre chez ses parents dans le gard en attendant de trouver un club.
De mon coté je suis restée à St Etienne jusqu’à ce qu’il signe à Cannes en national. Après 2 saisons à Cannes il signe son premier contrat pro à Dijon en L2. S’en sont suivis la montée en ligue 1 avec le DFCO puis les clubs de Nice et Lille.

Vous avez choisi de suivre votre conjoint dans chacune de ses étapes. Vous êtes-vous sentis investis d’un rôle ? Si oui quelle a été votre mission ?

Pour moi la question ne s’est pas posée, nous étions ensemble depuis plus de 2 ans lorsque nous avons déménagé pour la première fois. Je n’avais pas encore conscience de ce qui m’attendait en partageant la vie d’un sportif de haut niveau. J’ai appris au fur et à mesure à devenir «  femme de » et j’ai compris l’importance du rôle qui nous ai donné.
C’est lorsque Eric est devenu pro que j’ai pris conscience de ce rôle, c’est là que je me suis sentie investie de cette mission, celle de l’aider et l’appuyer chaque jour dans les bons et les mauvais moments. De tout faire pour son bien être, qui très souvent est passé avant le mien ( je pense que beaucoup d’entre vous se sentent concernées là ! )

Nous sommes les fourmis, les travailleuses de l’ombre, une place plus ou moins facile à assumer selon les personnes.
Nous sommes à la fois l’oreille, l’épaule et le regard de notre conjoint.

Comment vit-on loin de ses proches, dans un nouveau pays où l’on n’a aucun repère ?

Personnellement je suis habituée à être séparée de mes proches. C’est une situation que j’ai vécue dès toute petite car mes parents se sont séparés quand j’avais 3 ans. J’ai beaucoup déménagé avec ma maman et je ne voyais mon papa, mes grands parents et mes cousins que pendant les vacances scolaires où chaque rentrée était un déchirement.
Ca reste toujours éprouvant mais ces expériences passées m’ont permis de pouvoir mieux gérer ces moments de séparation.

Mais à l’heure d’aujourd’hui c’est quand même différent, car partir à l’autre bout du monde n’est pas une décision que l’on prend à la légère.
Il y a beaucoup de choses qui diffèrent, la vie est totalement différente de celle qu’on connait en Europe. Le changement d’environnement, de langue, de fuseau horaire font de cette expérience une réelle aventure.
C’est d’autant plus dur lorsque l’on a des enfants, car être si loin n’est pas facile pour nos proches… Nos parents ne peuvent voir grandir leurs petits enfants que par écran interposés.
Ce sont les dommages collatéraux de notre vie «  particulière »

Les clubs ont-ils simplifiés votre intégration ?

Pas toujours ! Il y a des clubs pour lesquels la priorité reste le joueur en tant que tel et non pas en tant qu’individu. Un joueur est un sportif mais il est aussi un mari, un papa et un fils.
Un club qui prend en considération l’entité familiale du joueur a déjà fait la moitié du chemin en ce qui concerne l’intégration.
Une femme et des enfants heureux rendront un homme heureux et un homme heureux donnera un joueur performant. Une équation simple qui est malheureusement trop peu mise en pratique.

 Quelles ont été les plus grandes difficultés rencontrées dans votre parcours ?

La plus grande difficulté a été l’annonce de la maladie de notre fils Elio. Il est atteint de syndrome néphrotique, une maladie rénale peu connue qui heureusement ne le fait pas souffrir mais qui est contraignante au quotidien.

La deuxième a été le passage d’un enfant à deux à un moment où Eric était au top de sa carrière. Ça a été une période très difficile pour moi avec de nombreux obstacles que j’ai du affrontés seule.

Parlez-nous de vos activités professionnelles, vos projets ?

La maladie d’Elio m’a fait prendre conscience de l’importance de l’alimentation sur notre santé. Ce qui m’a poussé à m’intéresser d’un peu plus près à ce sujet. Ma passion pour la cuisine, le plaisir que j’avais envie de transmettre dans l’assiette et l’envie d’exister à travers mon propre projet m’ont poussé à créer Linkook.
C’est grâce à l’aide de l’agence 3S que mon blog a vu le jour. 3S m’a accompagné dans toutes les étapes de ce projet et elle continue toujours même si je suis à l’autre bout du monde !

Mettre en place un projet professionnel lorsqu’on est «  femme de » n’est pas une mince affaire, vous allez rencontrer de nombreuses difficultés, il ne faut pas se leurrer, mais c’est loin d’être impossible tant que l’envie est là.
L’important est tout d’abord de se faire confiance. Il faut ensuite être bien entourée et accompagnée lors de la conception et du lancement de votre projet.
Une des choses les plus difficiles est de se faire une place sans votre nom de famille, on n’est pas toujours prises au sérieux car les gens ont souvent des a priori et vous subirez les clichés liés au fait d’être « femme de ».
Il faudra jongler entre vie de famille, vie de femme et vie de femme d’affaire. Mais le jeu en vaut vraiment la chandelle, en tous cas pour ma part.

Linkook a été une vraie fenêtre sur l’avenir, et m’a permis de m’épanouir en tant qu’Ornella et non plus en tant que Mme Bauthéac. La plupart des gens ne savent pas qui je suis et ça me convient très bien comme ça.
Je ne sais pas de quoi demain sera fait ni comment ce projet évoluera dans le futur mais je suis heureuse de l’avoir concrétisé. J’en suis très fière et j’ai encore des idées plein la tête ! J’aimerais notamment ouvrir mon propre café où l’on pourra partager un moment convivial et venir déguster de bons petits plats sains et gourmands… un jour peut être… 😉

Si vous deviez mettre à l’honneur une femme de, quelle serait-elle ? Pourquoi ?

 Je pense que chacune d’entre nous est formidable de la plus connue à la moins connue. Nous avons chacune un parcours honorable mais la première qui me vient en tête est Bérangère Outrebon, la fondatrice du groupe facebook d’entre aide pour les conjoints de sportifs.
Grâce à son initiative, des centaines de femmes ont pu trouver toutes sorte de réponses à leurs questions concernant les logements, les écoles, les docteurs…
Une idée toute simple mais il fallait la mettre en place donc bravo et merci Bérangère !

Quels principaux conseils donneriez-vous aux autres femmes de ?

 Le principal conseil que je pourrais donner est de ne pas s’oublier. Vous êtes des « femmes de » mais vous êtes avant tout des femmes. Bien que les déménagements et les changements de vie soient nombreux et fréquents, donnez vous un but, faites ce que vous aimez dans la mesure du possible.
Ce n’est pas toujours facile mais c’est ce qui permet de se sentir exister en tant que personne à part entière et non pas juste à travers nos maris ou nos enfants.
En tant que « femme de », notre faculté d’adaptabilité est tout le temps sollicitée et il faut constamment relativiser et prendre sur soi pour pouvoir bien vivre toutes ces expériences. Il faut trouver le moyen de transformer les inconvénients en avantages et tirer le positif de chaque situation.

 

Portrait chinois

Si j’étais
une Couleur :  le bleu
un pays : l’Italie
une Ville : Venise
un Musée : Le Louvre
une Équipe de sport :  L’ASSE
un Animal : un papillon
une saison :   l ’été
une artiste : Beyoncé
un sport : le yoga
un objet : : un appareil photo
un film :  N’oublie jamais, Avatar
une boisson : de l’eau coco
un personnage célèbre : la princesse Diana
une personne qui a marqué l’histoireRosa Parks
un livre : le petit prince
une invention :  le thermomix (lol)
une marque :  Chanel
un bijou : un solitaire

Découvrez son blog : Linkook ici

Pour découvrir la femme du mois de septembre cliquez ici.

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